Compte-rendu de la rencontre du 22/01/2011

La création de l'AMAP Helia

DERNIERES NOUVELLES
1. La naissance de l'AMAP Helia
L'AMAP Helia est enfin née car aujourd'hui nous constituons les groupes locaux de distribution.
Nicolas explique que sa deuxième fille naîtra au mois de mars en même temps que l'AMAP  à laquelle nous donnons le prénom de son bébé.
L'équipe AMAP a été rejointe par Anne-Sophie qui a construit le blog et en assure l'entretien et les mises-à-jour : merci, Anne-Sophie !

2. Etat d'avancement sur le terrain
Deux serres sont à  présent montées.
Les premiers semis en motte sont prévus pour la semaine [du 31 janvier].

3. Quelques modifications et précisions
Nicolas n'aura pas le statut d'indépendant dès le début : il sera sous couveuse d'entreprise chez Azimut, une structure qui permet à un chômeur de démarrer son activité tout en lui garantissant un revenu.
Nicolas aura donc le statut d'intérimaire et  sera « couvé » par Azimut durant deux ans au plus.
Tous les versements sont effectués chez Azimut qui paie Nicolas.

Le contrat actuel est trop original à leur goût : il sera donc plus que probablement modifié (par l'ajout d'une annexe), mais cela ne changera rien au fond.

Lors de la rencontre du 27 novembre 2010, la question avait été posée de savoir ce qu'il en était de la distribution des paniers si Nicolas tombe malade.
Si la maladie est courte (1 ou 2 semaines) : la solidarité joue et Nicolas compensera au cours de la ou des semaine(s) qui suivent et/ou il trouvera un remplaçant.
Si la maladie dure plus longtemps, les paniers non livrés seront remboursés.
Revente de légumes (non mentionné lors de la rencontre du 27 novembre)
Nicolas à pour objectif de fournir un panier 100% de son champ. Toutefois, la 1re année, il prévoit que 5%  du panier sera constitué de produits revendus (des pommes de terre et des carottes venant du champ de son voisin que Nicolas récoltera en partie lui-même, ou des poireaux achetés à des collègues bio pour le début de la saison) - n'oublions pas qu'il est seulement en train de tout installer.
DETAILS FINANCIERS
Nicolas a élaboré un plan financier qui lui est propre, ses chiffres ne doivent dès lors pas être comparés à ceux d'autres maraîchers.
Il est prévu de semer pour obtenir 60 équivalents-grands paniers : Nicolas espère atteindre un contrat pour  40 équivalents-grands paniers d'ici avril et  60 d'ici juin.
A ce jour (le 22 janvier 2011 donc), le nombre d'engagements en équivalents-grands paniers atteint est de 30, soit la moitié de l'objectif final.
Pour couvrir ses frais, Nicolas doit avoir au moins 32 équivalents-grands paniers ; il introduit ses factures chez Azimut qui le rembourse.
Chaque Amapien reçoit 1/60e ou 1/120e de la récolte. Si toutes les parts ne sont pas vendues, Nicolas essayera de vendre le reste ailleurs (magasin...).
Qu'est-ce qu'un salaire décent et comment essayer de le calculer ?
Que faire ? Se baser sur le SMIG en France : 1.100 euros ? Est-ce un salaire décent au vu des heures prestées ?
En se basant sur les chiffres fournis par Eurostat et la Fédération wallonne horticole, le salaire belge moyen est de 2936 euros (= 14,00 euros net /heure) ; un ouvrier maraîcher gagne 8,66 euros brut / heure ; un saisonnier 7,65 euros.
Les barêmes pour le maraîchage sont une réalité économique, mais ne sont clairement pas décents (un chef de famille gagne presque la même chose au chômage).
En tenant compte des responsabilités, des risques, du stress et de la valeur du projet, Nicolas estime qu'un salaire horaire décent oscillerait entre 12,50 et 15,00 euros / heure.
Toutefois, cette saison, il est probable que son salaire tournera autour  de 8,30 euros net / heure, si les 60 équivalents-grands paniers sont atteints. En effet, le projet démarre, les dépenses sont nombreuses et Nicolas ne prépare pas seulement cette saison mais aussi les années à venir.
Mais le prix actuel du panier devrait permettre d'arriver à ce salaire décent d'ici peu.
Le nombre d'heures de travail de Nicolas est variable. Il a estimé la charge de travail pour cette année selon ce qu'il a pu observer au cours de ces dernières années :
40 heures par semaine de janvier à avril, entre 48 et 69 heures de mai à octobre, et 30 heures en novembre et décembre, pour une moyenne de 48 heures par semaine sur l'année.

QUESTIONS
M : Nicolas va-t-il travailler 70 h/ semaine en août ? Elle estime que c'est beaucoup.
Nicolas : Oui ; toutefois, son objectif est de diminuer progressivement son temps de travail en dégageant un salaire pour sa femme et en engageant quelqu'un qui l'aidera et le remplacera  s'il est  malade. Il y a beaucoup d'heures en août, mais quasiment rien en décembre, par exemple : le travail agricole est très dépendant des saisons.
JP intervient et comprend qu'un travail particulièrement utile et assez dur physiquement mérite un tel salaire.

M : Pourquoi cette différence de prix entre le grand et le petit panier ?
Nicolas : le prix du petit panier est égal à 65 % du prix d'un grand - c'est un pourcentage ( parfois 70 %) conseillé aux AMAPs en France.
Récolter certains légumes prend autant de temps, que ce soit pour un grand ou petit panier.
Lier les légumes en  petite ou grande botte prend aussi le même temps.
Parfois, cela prend plus de temps : il faut couper un chou en 2.
Astuce : prendre un contrat pour un grand panier et le partager avec quelqu'un.
Le prix du panier et son contenu peut être discuté, revu, changé lors du bilan de fin d'année, sur base des fiches d'appréciation et de commentaires complétées chaque semaine par les Amapiens.

PROCHAINES RENCONTRES
Le samedi 26 mars à la Baraque : rencontre festive autour de la remorque-local et du cheval de trait.
La semaine du 11 avril : livraison du 1er panier.
Rencontre de la « fête de l'été » : date à fixer.
LES LIEUX DE DISTRIBUTION
Vous trouverez en annexe le mode d'emploi pour constituer un groupe de distribution.
Objectif de Nicolas : 5 lieux de distribution, un par jour ouvrable.
Minimum : 10 paniers par lieu (mais on peut démarrer avec 4 cette année)
Il s'agit de trouver un coordinateur par lieu de distribution.
Trois lieux « se dégagent » déjà en fin de rencontre :
LLN : cour de la ferme du Biéreau
LLN : Centre de jour du CETH à la Baraque (à confirmer)
Ottignies :  près de la gare (à confirmer)
D'autres lieux sont possibles. A vous d'en proposer (on vient par exemple de nous proposer le Bois des Etoiles à Ottignies).
LE COMITE DE GESTION


Nous avons jusqu'à présent : Jean Pierre comme trésorier et Anne-Sophie comme secrétaire cordinatrice.
Nous cherchons encore un suppléant (qui remplace la personne en cas d'impossibilité d'assumer sa tâche) pour ces deux fonctions. N'hésitez pas à vous manifester !